Fulgence Ouedraogo et Benoît Paillaugue

AU RESTAURANT « SENSATION » À MONTPELLIER AVEC ROMAIN SALAMONE

Benoît Paillaugue, né le 17 novembre 1987 à La Rochelle, est un joueur de rugby à XV français. Il évolue au poste de demi de mêlée et plus occasionnellement de demi d’ouverture au sein de l’effectif du Montpellier Hérault rugby.
Natif de La Rochelle, Benoît Paillaugue commence le rugby en Charente Maritime, et joue en « Crabos » (juniors) pour l’ASR, le grand club régional.
Il intègre ensuite le centre de formation du Stade français, en tant qu’Espoir pendant trois ans. Il ne joue en tout et pour tout que 60 minutes sous les couleurs parisiennes en Top14, lors de la saison 2007-2008.

En manque de temps de jeu, il rejoint en 2009 le club du FC Auch Gers, en Pro D2.
Cependant, Benoît Paillaugue n’y joue que six mois puisqu’il rejoint l’effectif du MHR lors de la trêve hivernale. En novembre 2014, il est sélectionné dans l’équipe des Barbarians français pour affronter la Namibie au Stade Mayol de Toulon.
Désormais, il fait partie des cadres du MHR.

Fulgence Ouedraogo, né le 21 juillet 1986 à Ouagadougou (Burkina Faso), est un joueur de rugby à XV international français et également un joueur de rugby à sept. Il joue au poste de troisième ligne aile au sein de l’effectif du MHR, dont il est le capitaine.
Fils aîné d’une famille de trois enfants (il a un frère et une sœur), ses parents décident de le confier à une famille d’accueil française afin de lui offrir un meilleur avenir, et il quitte le Burkina Faso pour Saint-Jean-de-Cuculles au nord de Montpellier alors qu’il a trois ans. Il fait ses premiers pas dans le rugby à XV à l’âge de 6 ans dans l’école de rugby du Pic Saint-Loup  aux côtés de François Trinh-Duc. Onze années plus tard, en 2003, il intègre le centre de formation du MHR. La saison suivante, il fête sa première sélection en équipe de France des moins de 19 ans.

L’année 2006 sera mémorable pour Fulgence, remportant un titre de champion du monde avec l’équipe de France des moins de 21 ans ainsi qu’en faisant une dizaine d’apparitions avec l’équipe première. La saison 2006-2007 fut tout aussi mémorable : il joue la totalité de la saison avec l’équipe fanion du MHR, il est nommé capitaine de l’équipe de France des moins de 21 ans, et le 9 juin 2007 devient le premier joueur formé à Montpellier sélectionné en équipe de France lors de la tournée d’été en Nouvelle-Zélande pour affronter les All Blacks.

Fraîchement promu capitaine de l’équipe première du MHR, il participe pour la première fois au Tournoi des Six Nations en 2008. Il fait partie de la sélection qui effectue le Grand chelem lors du Tournoi des Six Nations 2010.
La saison 2010-2011 sera celle de la consécration pour Fulgence, menant son équipe en finale du Top 14 face au Stade toulousain. Surnommé « Capitaine courage » car jouant la finale avec une fracture à la main droite, ainsi qu’en participant à la coupe du monde 2011 en Nouvelle-Zélande où il échoue à nouveau en finale.

En mai 2015, il répond favorablement à une sollicitation de l’encadrement des Bleus du VII pour participer au championnat d’Europe qualificatif pour les Jeux olympiques de Rio.

Quel est votre plat préféré ou celui avec lequel vous avez un affect particulier ?
FO : Je suis un « viandard », c’est ce que je préfère ! Alors, sans hésitation, une bonne côte de bœuf saignante grillée au feu de bois avec juste un peu de fleur de sel.
BP : ça ne sera pas trop un plat cuisiné mais plutôt un plateau de fruits de mer. Mes origines Rochelaises me parlent, c’est quelque chose que j’aime beaucoup partager. Quand je rentre chez moi, on va directement dans un restaurant sur l’Ile de Ré, cela m’aide à me ressourcer.

Plats traditionnels ou nouvelle cuisine ?
FO : Plutôt Cuisine traditionnelle, les plats copieux et rustiques !
BP : Pareil pour moi, les plats traditionnels font partie de mon histoire aussi de famille : un bon poulet fermier du Lot et Garonne, c’est un incontournable !

Y’a-t-il un restaurant que vous rêvez de découvrir quelque part dans le monde ?
FO : Il y a un restaurant étonnant à Dubaï que j’aimerai bien découvrir : le Nusr-Et. C’est un steak-house étonnant parait-il ! Très réputé pour la qualité de la viande et pour le décor.
BP : Nous avons un ami commun qui avait un restaurant à Montpellier (l’Artichaut) et qui est parti ouvrir un établissement français à Medellin en Colombie : La Cantine, un resto semi-gastro à l’allure de bistrot.

Si on ouvre votre frigo, on trouvera quoi ?
FO : En ce moment, beaucoup de salade ! Du poulet, du poisson, beaucoup de légumes…
BP : Pour le coup, moi, pas grand-chose à part des fruits… Ah, si, des bières pour les amis et des yaourts à boire pour ma fille !

Si vous deviez inviter au restaurant une personne qui vous est chère, vous iriez où ?
FO : Pour moi, La Réserve Rimbaud. C’est un restaurant magnifique et très bien situé, surtout en été quand la terrasse est ouverte et que l’on peut manger au bord du Lez. De plus, les plats sont de très bonne qualité.
BP : Ici, au Sensation ! J’adorerai y amener ma mère par exemple.

On vous propose de manger au fast-food. Vous acceptez ?
FO : Cela dépend des fast-foods ! Il y en a de très bons comme « Art Burger » par exemple.
BP : Sans problèmes, je n’ai pas d’apriori concernant les fast-foods.

Un pique-nique à la rivière, vous emportez quoi ?
FO : Du saucisson, un sandwich jambon-emmental, de quoi boire, des fruits… du classique !
BP : Idem pour moi : charcuterie, rillettes, des fruits, de la bière !

Si vous avez beaucoup voyagé, diriez-vous que la France est encore le pays de la gastronomie ?
FO : Sans aucun doute ! En France, on mange pour le goût, pour prendre du plaisir. En voyageant, on voit que dans les autres pays les gens mangent pour subvenir à une besoin naturel sans forcément chercher à en faire un moment de plaisir.
BP : Tout à fait d’accord. On a vraiment de la chance de vivre en France, on a des produits de qualité et de grands cuisiniers. Nous avons voyagé il y quelques années avec Fulgence à Las Vegas, les meilleurs restaurants sont tenus par des chefs français ! Ce n’est pas pour rien…

Quel est votre meilleur souvenir en relation avec les restaurants ? Une rencontre ? Un lieu ? Un moment ? Un décor ?
FO : A Las Vegas, avec Benoit, dans un restaurant tenu par un chef français, Le Switch. C’était très particulier. Le décor change constamment au cours du repas.
BP : Pour moi, la maison de Petit Pierre à Béziers. On y va de temps en temps. Chaque année, nous allons à son brunch d’été. L’année dernière, nous y sommes allés avec la coupe du Challenge Européen que nous avions gagnée et avec pas mal de joueurs de l’équipe. Nous avons passé un moment exceptionnel !