Barbara Pastre

Barbara Pastre

SILHOUETTE FÉMININE, SOURIRE DOUX ET INALTÉRABLE, LA CHEFFE D’ENTREPRISE TOUCHE-À-TOUT EST UNE FEMME DÉTERMINÉE, GÉNÉREUSE AU PARCOURS ÉDIFIANT. DIRECTRICE DE L’AGENCE “VU D’EN FACE PRODUCTION”, PRÉSIDENTE DE L’ASSOCIATION “LA MONTPELLIER REINE A DU COEUR”, L’ORGANISATRICE DU FESTIVAL ABRACADABRA ÉDITE ÉGALEMENT LE MAGAZINE “NINE” CONÇU PAR ET POUR LES ENFANTS. ELLE S’EST PRÊTÉE AVEC HUMOUR AU JEU DE L’INTERVIEW ÉPICURIENNE.

CHEFS D’OC : COMBIEN DE TEMPS PASSEZ-VOUS EN CUISINE ?

Barbara PASTRE : J’adore cuisiner. J’ai fait Vattel à Paris, une école hôtelière. Et je me suis spécialisée dans l’oenologie. J’ai commencé ma carrière dans l’hôtellerie de luxe. C’est mon premier métier !

SI L’ON OUVRE VOTRE FRIGO, QU’Y TROUVE-T-ON ?

Des crevettes, du saumon. Surtout beaucoup de légumes parce que je suis une fan des jus verts que je réalise avec un extracteur. Du gingembre et de la mousse au chocolat de chez Grand Frais ! (Rires)

CUISINE MODERNE OU TRADITIONNELLE ?

Traditionnelle. C’est plus convivial. Et puis je ne sais pas faire petit. J’aime les lasagnes, c’est d’ailleurs ma spécialité. Mais aussi tous les plats genre tajine.

Barbara PastreBarbara Pastre

SUCRÉ OU SALÉ ?

Salé ! Sauf la mousse au chocolat. (Rires)

ET LE FROMAGE ?

Je suis une fan ! Et je recommande chez Bouby. Il a des fromages délicieux. J’aime beaucoup sa manière de travailler. Il a un comté exceptionnel, affiné 30 mois. Ma fille a été biberonnée au comté de chez Bouby ! (Rires)

ON VOUS PROPOSE DE MANGER AU FAST-FOOD. ACCEPTEZ-VOUS ?

Un lendemain de gueule de bois, je ne dis pas non à un Big Mac ! (Rires)

UN ALIMENT OU UN PLAT QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS GOÛTÉ ?

Je n’avais jamais goûté de caviar. J’en ai eu l’occasion pour la première fois il n’y a pas longtemps. J’ai été un peu déçue. Je préfère mille fois le homard, par exemple. Mais ce n’est que mon avis personnel.

VOTRE MADELEINE DE PROUST ?

Les lasagnes de ma mère. Mais je ne les prépare pas aussi bien qu’elle.

POUR UN PIQUE-NIQUE, QU’EMPORTEZ-VOUS ?

Du vin ! Les Crès, c’est mon gros coup de coeur. Et La Jasse Castel en blanc. Mais pas seulement du vin, parce que

j’ai des enfants ! (Rires) Du fromage, du bon pain, du bon jambon et des tomates cerises.

UN BON REPAS S’ACCOMPAGNE-T-IL D’UNE BONNE BOUTEILLE ?

On ne peut pas manger sans boire du vin ! (Rires) Plus sérieusement, j’aime beaucoup les vins du Languedoc et je les défends avec ferveur. Quand je vais à Paris, s’ils ne sont pas à la carte, je leur dis “vous passez à côté de quelque chose d’exceptionnel”. Comment peut-on s’en passer dans une carte des vins ?

VOUS DEVEZ OFFRIR QUELQUE CHOSE QUI SE MANGE, ET TYPIQUE DE LA RÉGION. QUE CHOISISSEZ-VOUS ?

Quand je suis arrivée dans le Sud, j’ai d’abord habité à Sète, et j’ai découvert la tielle de la famille Cianni. J’adore cette spécialité locale et j’aime la faire découvrir à tout le monde. Et les huîtres de Bouzigues, celles de Tarbouriech.

QUEL EST VOTRE MEILLEUR SOUVENIR DE GASTRONOMIE ?

Aponem, sans hésiter une seule seconde. Pour moi, c’est la révélation du moment. J’y ai dégusté des plats que je n’ai jamais mangés ailleurs, et pourtant je fais souvent de grandes tables gastronomiques. Par exemple, une raviole avec de la betterave. Qui a cette idée ? (Rires) Ou un pigeon enrobé de cire d’abeille ? C’était exceptionnel. Bref, il faut y aller ! Ces deux jeunes femmes ont eu une étoile mais elles en méritaient deux.

VOTRE BISTROT PRÉFÉRÉ ?

J’en ai deux ! La Maison de la Lozère avec leur nouvelle formule. Et le Bistrot de Bacchus ! J’adore. La cuisine de Guillaume, elle me rappelle l’enfance. Il fait une cuisine généreuse qui me touche.

VOTRE GASTRO PRÉFÉRÉ ?

J’aime beaucoup Goujon et son oeuf pourri à la truffe.

VOTRE CUISINE PRÉFÉRÉE TOUTES VILLES OU TOUS PAYS CONFONDUS ?

J’adore la cuisine thaïe pour ses épices. La coriandre, la citronnelle, le gingembre. Mais j’aime aussi la cuisine italienne. Un bon plat de pâtes avec une sauce, c’est à mourir.

UN RESTAURANT OÙ VOUS RÊVEZ D’ALLER ?

Malheureusement je ne pourrai plus jamais y aller, c’était chez El Bulli. C’était mon rêve et il a fermé. Je me suis rabattue sur le restaurant Compartir à Cadaqués. Ce sont ses chefs qui y cuisinent mais c’est le grand regret de ma vie.

EST-CE IMPORTANT, POUR VOUS, DE SAVOIR QUI SE CACHE DERRIÈRE L’ASSIETTE ?

J’aime bien, oui ! L’assiette est souvent le reflet de la personnalité du chef. J’aime bien savoir aussi d’où viennent les produits. J’essaye au maximum de privilégier les circuits courts. J’ai la chance d’habiter aux Arceaux, je fais mes courses au marché. Tâcher d’éviter au maximum d’aller au supermarché. Les produits transformés, ce n’est pas ma philosophie. Et c’est ce que je m’attache à transmettre à mes filles. Tu as une bonne santé quand tu manges bien. Il ne faut pas manger pour manger.

VOUS NOUS PARLEZ DE VOTRE ACTUALITÉ ?

Le mois de mai va être chargé ! Les 11 et 12 mai, ce sera la deuxième édition du Festival Abracadabra au Domaine d’Ô. L’entrée sera offerte à tous les Estelle et Achille parce que c’est leur fête ! Et puis la Montpellier Reine le 26 mai !

COMMENT SE PASSENT LES PRÉPARATIFS ?

Tout se passe bien ! C’est le rendez-vous que les Montpelliérains attendent ! Il y a beaucoup de course de ce type aujourd’hui mais, historiquement, elle a été la première à Montpellier. L’avoir ouverte aux enfants et aux hommes, c’est ce qui lui a donné cette dimension solidaire. Grâce aux Montpelliérains, c’est quand même 400 000 euros de reversés aux associations. On est la première association à reverser autant pour la lutte contre le cancer du sein.

COMMENT LES DONS SONT-ILS DISTRIBUÉS ?

Ils sont distribués à différentes associations mais également à l’Institut du Sein et au CHU. En terme d’action, il y a eu la rénovation du Mammobile, il y a eu beaucoup d’emplois, de la recherche et puis la création du MIS, le Montpellier Institut du Sein. Nous aidons des femmes malades en situation précaire aussi, au cas par cas, en fonction de leur besoin. On y est très attaché. Nous sommes en train de préparer un rapport qui sera publié dans quelques jours et qui expliquera tout cela. C’était important pour moi que les Montpelliérains sachent où vont leurs dons.

PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE GINESTE

PHOTOS ©GUILHEM CANAL